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24/02/2012

LE HAÏKU, EXERCICE SPIRITUEL A vous de jouer

LE HAÏKU, EXERCICE SPIRITUEL
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Le Haïku est le poème le plus court qui soit dans la poésie humaine .
Composé de trois vers de 5, 7, 5 syllabes, il contient dans un style ramassé, fait de notations et d’éclairs, grâce à quatre ou cinq images-idées, dont une fait obligatoirement allusion à la saison, un symbole poétique. Kyoshi Takahama définit ce genre de poésie « expression spontanée des sentiments et de la vie à travers les quatre saisons ».
Le Haïku est aussi une école de discipline et de concentration en même temps qu’exercice de méditation. Il exige ascétisme de langage et patience dans l’œuvre.
N’est-ce pas une discipline pour le poète, quand en trois vers si courts dans le temps et dans l’espace, il exprime par trait elliptique l’étincellement, la tension, la beauté, la profondeur, et par surcroît, la couleur et la forme.
Abstraire l’anecdote et l’émotion sans jamais les montrer nues, exprimer par une langue cursive et simplifiée le choc subi ; le Haïku est bien une exclamation poétique et symbolique en gros plans, donnant le départ à une pensée pour son développement. J’ajouterai : le Haïku est un pont qui mène le lecteur d’un spectacle de la nature en sa saison, vers une idée plus profonde. Il dépend du lecteur que ce pont soit ouvert ou fermé.
TECHNIQUE DU HAÏKU
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Haïkaï est une appellation fausse d’un genre poétique qui s’appelle « Haïku », « Hokku » ou même « Onku ».
Si simple à première vue, ce poème court a été souvent pris pour un poème descriptif, comme s’il n’était qu’une image. Mais nous avons vu que, poème de méditation, provoquée par une image, il est en même temps moralisateur ou philosophique, image et musique et qu’il appartient au lecteur, plus que dans toute autre poésie, de lire entre les lignes et les images pour pénétrer, à travers les quelques rares symboles accolés, la pensée du poète.

Sa langue n’est ni la langue parlée ni la langue écrite, mais un condensé littéraire suggestif. La syntaxe n’est guère respectée, les inversions foisonnent. Le verbe est souvent supprimé. S’il y figure, le temps est négligé. S’agit-il du pluriel ou du singulier ? Il est rare que le nombre soit indiqué.
Les génétifs sont souvent formés de l’accouplement de deux ou même trois substantifs.
Le choix des vocables poétiques recherche l’élégance et un canon de proportions. Ainsi le Haïku possède une architecture, du style et un certain rythme. Ce dernier est créé par le nombre de syllabes imposées et par le langage syncopé.
[…] (Développement sur les syllabes en japonais)
La liberté poétique admet encore des vers de 7, 7, 5 syllabes ou de 5, 7, 7 syllabes. Mais le Haïjin préfère observer la règle initiale qui approche du nombre d’or.
On emploie dans la composition du Haïku des « Kire-ji » ce qui veut dire « mots de césure ». Ce sont les deux mots « Ya » et « Kana ». « Ya » figure soit à la fin du premier vers, soit dans le corps ou à la fin du deuxième vers. « Kana » n’est employé qu’à la fin du troisième vers comme mot final ou point d’orgue.
Ces mots de césure ne sont pas employés dans le langage courant. Ce sont des mots de remplissage ou des exclamations. Faut-il les traduire ? Si l’auteur le veut, oui, mais qu’en savons-nous ?
Un autre mot de remplissage est cette ancienne forme du passé « keri ». Employé de plus en plus rarement, on le trouve à la place de « kana », à la fin du troisième vers, si ce vers se termine par un verbe de trois syllabes. – (Ainsi : « Asobi-keri », à la place d’« Asobi kana », « jouer »).
Ces mots de remplissage sont d’un grand secours lors de la composition d’un Haïku.
La Saison est indiquée obligatoirement, par son appellation propre ou par ses caractéristiques.
Ainsi on lira : « Printemps » ou ce qui l’exprime : fleurs de prunier, papillon, rossignol, hirondelle, grenouille, cerisier, camélia, fleurs de pêcher, glycine, pivoine, azalée …
« Fleurs », sans autre indication, s’interprète : « fleurs de ceriser ».
De même pour « Eté », on suggérera la saison en parlant de « koromo-gae », c’est-à-dire changement de vêtements, saison des pluies, réunions dans la fraîcheur nocturne, coucou, lucioles, cigales, libellules, volubilis, lotus, lys, pavot
Pour « Automne », on songera à la Voie lactée, à la pleine lune, aux canards sauvages, aux corbeaux, aux insectes chanteurs, aux chrysanthèmes, à l’érable …
Pour « Hiver », on choisira les feuilles mortes, le froid, les arbres dénudés, la glace, la neige, le Nouvel An …

D’ailleurs un dictionnaire poétique fixe la discipline des vocables acceptés par le Haïku.

Le Haïku n’est pas une phrase. Il en suggère plusieurs.

Comme la description du thème choisi doit être des plus complètes, il ne reste au poète point de place pour exprimer un sentiment personnel. Celui-ci se cache derrière la description et le lecteur doit le comprendre à travers le symbole.
De par sa contrainte architecturale, le Haïku est si peu explicite qu’il resterait obscur si le poète n’y ajoutait pas, pour faire comprendre son intention, une exégèse. Ainsi le fait le maître Takahama pour les poèmes qu’il signe dans sa revue Hototogisu.
J’ajoute que le Haïku ne parle pas d’amour. Ce sentiment a sa place dans le Tanka. Il conserve ainsi un caractère de haute philosophie qui se refuse aux « amitiés particulières ».
Enfin, purement japonais, le Haïku n’emploie qu’exceptionnellement des mots d’origine chinoise.
Ces diverses constatations soulèvent immédiatement le problème de la traduction. Comment exprimer en d’autres langues cette poésie sans fausser son image et son esprit, sans détruire son architecture ? Le Haïku à cause de sa forme est presque intraduisible. De plus, calligraphié en japonais, il représente autre chose que des « mots qu’on entend », mais des « mots qu’on voit ». L’écriture à l’encre de Chine, forme tableau entre l’abstrait et le symbole. Elle se compose d’idéogrammes chinois pour les substantifs et les verbes ou adjectifs dans leurs radicaux, lesquels se terminent par des syllabes tracées en alphabet japonais syllabique indiquant les terminaisons choisies.
Ainsi, une fois traduit, le Haïku perd avec la beauté de sa ciselure, son pouvoir suggestif. Son mystère et sa grandeur, cette vision par le petit bout de la lorgnette, sont détruits et l’expression vivace de l’onomatopée est supprimée.
Rendre par des vocables étrangers l’onomatopée et l’image composée d’allusions, autant « décrire une image ». C’est essayer de transformer un poème visuel par un poème destiné à la seule oreille. Essayez donc de transformer un kimono de coupe stricte et immuable, frémissant de ses ramages, en robe de grand couturier qui ne vaut que par l’allure et la ligne !
La poésie du Haïku parle à la vue. Elle est destinée à être regardée et non à être enfermée dans un livre. Calligraphiée, elle devient une poésie de décoration : nous la verrons sur les murs sous forme de kakemono (rouleau peint), de gakumen (tableau encadré), de shikishi (carton carré) ou de tanzaku (longue bande de carton). Ces cartons sont parfois de couleur ou rehaussés de motifs légers d’or et d’argent. On décore ainsi paravents et cloisons de quelques Haïku à la calligraphie élégante ou fantaisiste. Enfin, on les inscrit jusque sur le pan des kimonos, les doublures précieuses des manteaux ou les ceintures. Le poème ajoute au costume et à la personne un cachet de raffinement spécial.

QUELQUES POETES DU HAÏKU :
Bashô, Buson, Issa et Shiki Masoaka

Shiki Masaoka (1867 ~ 1902)

Shiki Masaoka a débuté dans le monde du haïku en critiquant Basho Matsuo. Il a critiqué de ses haïkus bien connus dans son essai Basho Zatsudan (Variétés sur Basho, 1893). Il n'a pas nié tous les travaux de Basho, mais il a reproché à ses haïkus de manquer de pureté poétique, d'avoir des éléments explicatifs et prosaïques.

D'un autre côté, Shiki a loué Buson Yosa qui était encore méconnu. Il a dit que ses haïkus étaient techniquement raffinés et qu'ils transmettaient efficacement des impressions nettes aux lecteurs.

Après avoir découvert la philosophie occidentale, Shiki, convaincu que des descriptions laconiques de choses et de faits étaient efficaces pour l'expression littéraire et picturale, il a insisté sur l'importance du "shasei" (description d'après nature). Cette idée l'a amené à la description visuelle et à un style simple.

L'innovation de Shiki a eu un grand retentissement dans tout le Japon, et a réanimé le monde du haïku qui languissait.

Au-dessus d'un creux de rocher
Un lierre pend.
Un petit temple.

Basho Matsuo (1644 ~ 1694)

Basho Matsuo est connu comme le premier grand poète de l'histoire du haïkaï (et du haïku).

Dans sa jeunesse, il a écrit des poèmes à la mode: hokkus de plaisanterie adoptant beaucoup de jeux de mots. Vers 1680, il a commencé à attacher de l'importance à la philosophie dans le haïkaï (surtout dans le hokku). Il a subi une grande influence de Tchouang-tseu, philosophe chinois du 4e siècle av. J.-C., et il a cité des textes du Livre du maître Tchouang.

Tchouang attachait peu de valeur à l'intelligence et a nié l'artifice et l'utilitarisme; il a soutenu que la valeur véritable existait dans des choses apparemment inutiles et qu'on vivrait bien si ça n'allait pas à l'encontre de la nature


On rallonge
Une patte de l'aigrette
En y ajoutant celle du faisan.
Basho

 

Ce poème parodie le texte du Livre du maître Tchouang: "En voyant une chose longue, il ne faut pas penser qu'elle est trop longue si sa longueur est naturelle. En effet, les pattes de la sarcelle sont courtes, mais elle criera si vous les rallongez de force. Les pattes de la grue sont longues, mais elle protestera en pleurant si vous les coupez au couteau."

Basho a délibérément joué l'acte de "rallonger une patte d'un oiseau", que Tchouang avait rejeté, pour démontrer l'absurdité de l'utilitarisme. Ce haïku souligne avec humour la faiblesse d'intelligence humaine.

Les haïkus de Basho sont théâtraux. Il y a exposé la plaisanterie ou la mélancolie, l'extase ou la confusion, en les exagérant. Mais ces expressions dramatiques ont un caractère paradoxal. L'humour et la tristesse qu'il a exprimés ne sont pas des outils pour affirmer ni pour glorifier la possibilité humaine. Dans ses oeuvres, plus il décrit des actions des hommes, plus la petitesse de leur existence est mise en relief, et les lecteurs prennent conscience de la grandeur de la Nature.
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Le mien :

Violettes du matin
Soleil brille dans le ciel
Matin de printemps
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A vous de jouer
"Z'amies et z'amis blogueurs"

Bonne journée

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Lien :

http://haikus-au-fil-des-jours.wifeo.com/cahiers-du-sud-19...

http://pages.infinit.net/haiku/

 

16/02/2012

Petit hommage à Monsieur Peynet

Petit hommage à Monsieur Peynet

suite au très joli diapo sur les amoureux de Peynet diffusé dans la note d'Anita.

A Brassac-les-Mines, on chérit le souvenir de Raymond Peynet, créateur des fameux "Amoureux" éponymes. En 1942, c'est dans la cité minière que ce fils de bougnats avait peaufiné ses personnages immortels esquissés à Valence pour la première fois.


Situé au coeur de Brassac-les-Mines, le Musée Peynet est ouvert au public depuis 1998. Le rapport entre le dessinateur et la cité minière est simple. Par sa mère Isabelle Bard, née et enterrée à Brassac-les-Mines, Raymond Peynet, bien que né en 1908 à Paris - où ses parents étaient bougnats -, est un enfant du pays. Dans sa prime jeunesse, il découvre Brassac à l'occasion des vacances scolaires. Pendant la guerre, après avoir été fait prisonnier et s'être évadé, il viendra s'y réfugier avec sa femme et sa fille.

 

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C'est à cette époque, en 1942, que Peynet conçoit ses immortels amoureux. De passage à Valence (Drôme) où il a rendez-vous avec un correspondant de guerre, il se retrouve assis sur un banc, face à un kiosque à musique. C'est là qu'il esquisse ses deux personnages : un petit violoniste aux cheveux longs jouant pour une admiratrice enamourée (le kiosque sera classé Monument Historique en 1982).

Max Favalelli, à qui il les envoie, les baptise aussitôt "Les Amoureux de Peynet", et les publie dans le périodique Ric et Rac. Dès lors et jusqu'à sa mort (en 1999, à l'âge de 90 ans), Raymond Peynet connaîtra un destin lié à celui de ses amoureux, dont les "p'tites gueules bien sympathiques" inspireront à Georges Brassens ses Amoureux des bancs publics.

Objet d'une quête inlassable de milliers de collectionneurs, le petit couple est célèbre aux quatre coins du monde. Le Japon possède deux musées Peynet (Karuizawa et Sakutocho), tandis qu'à Hiroshima, la statue des amoureux fait face au mémorial de la Bombe atomique.

 

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Des poupées originales et remplies d'amour

 

En visite libre, le Musée présente sur 200 m² une collection d'affiches sur le thème des amoureux ayant inspiré le cinéma, la publicité ou diverses manifestations. On les retrouve sous forme de poupées, ou peints sur de la porcelaine, gravés sur des médailles ...
A l'étage, une trentaine de lithographies les mettent en scène dans le fameux kiosque de Valence, dans des jardins ou des intérieurs d'appartement, serrés l'un contre l'autre, souvent entourés d'oiseaux symboles de paix et de liberté ou de petits anges. Des tableaux au style naïf qui évoquent un amour débutant, vécu sans fard et en toute simplicité.

D'autres vitrines présentent des livres, des carnets de dessins et des photographies de Raymond Peynet en compagnie de ses amis artistes, tels Elsa Triolet, Aragon ou Sacha Guitry. Sur l'une de ces photos, les amoureux ne sont autres que Raymond et son épouse Denise, née Damour : un nom prédestiné, puisqu'elle ne cessera d'être une muse pour l'artiste.

Lors des fêtes de Brassac, Raymond Peynet offrait souvent des dessins ; beaucoup d'entre-eux ont été donnés au musée ; d'autres, dit-on, demeureraient encore à l'abri des regards. Des traces de Peynet, on en retrouve dans toute la ville : dans le hall du Lycée Professionnel François Rabelais, une fresque représente un arbre et des "oiseaux élèves" posés sur ses branches ; à la Maison du Peuple, une partie de la fresque intitulée LeColis laisse encore voir des femmes préparant des colis pour les hommes envoyés sur le front. Et sur une place de la commune, baptisée "Raymond Peynet", trône un kiosque à musique, où l'on a même clos la célébration d'un mariage.

 

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La Place Raymond Peynet et son kiosque

 

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Le kiosque aux "amoureux"

 

Située à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Clermont-Ferrand, entre Issoire et Brioude, et aux portes de la Haute-Loire, venez découvrir Brassac-les-Mines, petite commune paisible nichée entre la rivière Allier et l’Alagnon, dans un cadre de vie agréable et une nature préservée.

 

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06/02/2012

C'est quoi, le froid "ressenti"?

06 Février 2012 - Chilhac - Haute Loire

L'Allier gelé

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MÉTÉO

C'est quoi, le froid "ressenti"?

Anodin en apparence, le calcul du froid "ressenti", issu d'une formule mathématique, est essentiel, notamment pour définir le niveau de vigilance de Météo France...

Depuis que les températures ont chuté sur toute la France, et notamment dans tout l’est du pays, un nouvel indice accompagne la température dans les bulletins météo: le froid ressenti. Ce mercredi par exemple, des températures de -8° frappaient Besançon, et Metz grelottait sous -10 degrés Celsius. Mais Météo France précisait: "Avec le vent soutenu, la température ressentie est beaucoup plus faible, de l'ordre de -18".

"Une température fictive issue d’une formule mathématique"

Quel est donc cette température parallèle qui peut faire passer les mauvaises températures du simple au double? "C’est un indicateur de refroidissement éolien, qui mesure l’impact du vent sur la sensation de froid", définit Olivier Proust, prévisionniste à Météo France. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une mesure, mais d’un calcul: "C’est une température fictive issue d’une formule mathématique." Les plus motivés trouveront facilement la formule en question, par exemple sur la page que Wikipédia  consacre au refroidissement éolien. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Refroidissement_%C3%A9olien )

Pour les autres, des tableaux existent, indiquant quel est le froid ressenti pour une température et une vitesse de vent données. Par exemple, s’il fait -5 et que le vent souffle assez fort, à 50km/h par exemple, le froid ressenti sera de -15. De plus, précise Olivier Proust: "Plus il y a de vent, plus la température ressentie est basse, et plus il fait froid, plus le vent a d’impact."

Froid, neige, verglas: Nos solutions à vos problèmes

Mais à part nous faire comprendre qu’on va vraiment avoir froid si on met le nez dehors, à quoi sert la température ressentie? "Cela mesure l’impact réel du froid sur la physiologie", indique Olivier Proust, et cela permet à Météo France de décider si un département doit être placé en vigilance orange. "S’il fait -5° sans vent, la température est supportable, si c’est accompagné de grosses bourrasques, elle ne l’est peut-être pas." Et si elle ne l’est pas, la vigilance orange est prononcée, ce qui a notamment pour effet d’ouvrir des places d’hébergement pour les sans-abri.

"Gelures et hypothermie"

Le calcul du froid ressenti a une autre utilité: il permet de savoir s’il est prudent de sortir, notamment pour les personnes fragiles et les enfants. C’est en 2001 que la formule de calcul du froid ressenti a été développée aux Etats-Unis et au Canada, deux pays victimes de températures extrêmes. Connaître les températures ressenties y est essentiel, notamment pour savoir s’il est prudent de laisser les enfants jouer dehors, ou même si l’on risque des gelures en sortant sans protection adéquate: si le froid ressenti tombe à -30, la peau peut geler en dix minutes et les risques d’hypothermie sont réels.

Même si la France est moins exposée au froid que le Canada (où des températures ressenties de -70 peuvent être calculées), les risques existent. C’est aussi à cela que sert la vigilance orange, ou rouge: sur sa page "conséquences et conseils", Météo France décrit les risques encourus, notamment, par les personnes les plus fragiles, et les conseils pour y faire face. Ceux-ci peuvent être essentiels.

 

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06/02/2012 - Langeac

L'Allier gelé

 
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